1. Ce qu'on croyait
Commandes clients, placements en serre, sevrage, main-d'œuvre, traitements : tout vivait dans un cahier, une série de classeurs Excel et des notes, chacun tenu à sa façon. Les logiciels du marché demandaient à la pépinière de changer sa manière de travailler pour entrer dans leurs cases.
2. Ce qu’on a vu
Une pépinière a son propre rythme : chaque lot de plants passe par un sevrage puis un grossissement de plusieurs semaines en serre, avant contrôle qualité et livraison aux producteurs. Ce cycle n’existait nulle part en entier — il était éclaté entre le cahier, les classeurs (clients, sevrage, plantation, main-d’œuvre, traitements) et la mémoire des équipes.
Avant d’écrire une ligne de code, nous avons décrit leurs procédures avec eux, puis présenté une première version sur place, dans les serres. Leurs remarques ont changé le logiciel, et pas l’inverse :
- les plants se suivent par lot, pas par carton — le carton perd son identité dès qu’il est ouvert ;
- le seul blocage d’une livraison est la levée de quarantaine, pas l’âge du plant.
3. Ce qui a changé
4. Un outil fait pour eux
Le logiciel suit leur cycle et leurs mots : placements par lot, sevrage et grossissement serre par serre, contrôles qualité, commandes et livraisons, main-d’œuvre et traitements, suivi de l’eau et du climat. Il ajoute ce que les classeurs ne pouvaient pas faire : alertes, projections de stock et de demande à plusieurs semaines, suggestions d’approvisionnement, inventaire.
5. Ce qui tourne aujourd’hui
Le logiciel est en production depuis septembre 2026 : la pépinière y saisit ses commandes et ses inventaires. La reprise de l’historique a déjà rendu service — elle a montré qu’un retard de livraison affiché était presque trois fois surestimé, à cause d’anciennes commandes jamais soldées dans les classeurs.
Comment on a travaillé — procédures décrites avec la pépinière, démonstration dans les serres, retours de la cliente en plusieurs vagues, recette avant la mise en production.